28 octobre 2014

De retour de la Foire du Livre - Mes achats

De retour de la foire du livre de ma petite commune.
Bon, en réalité de retour depuis dimanche aprém mais on va faire comme si, hein.

C'est une assez grosse manifestation depuis plusieurs années (8 je crois) mais cette année j'ai trouvé qu'il y avait carrément moins de visiteurs que les précédentes. Fin du mois? Crise? Restrictions budgétaires? Nivellement par le bas de la population qui se sait même plus lire? Aucune idée mais ça nous a permis de faire une balade plus agréable qu'à l'accouumée.

Au niveau des achats j'ai dilapidé la totalité du budget que je m'étais accordée, j'ai même regretté de ne pas avoir pris plus...
Il y a :
L'échiquier du mal, dont je n'avais jamais entendu parler mais dont Sieu K m'a dit qu'on lui avait dit que c'était pas mal (ça fait beaucoup de on dit tout ça)
Deux recueils de Sherlock Holmes aux couvertures toutes moches.
La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King, qui est, je crois, l'un des rares que je n'avais pas encore. Ou alors un nouveau doublon.
Une tripotée de BD dont certaines sont pour offrir (Tif et Tondu au moins, peut-être les Schtroumpfs aussi)
Dracula. Le seul. Le vrai.
Le Livre sans nom, que j'ai envie de lire depuis des plombes et sa suite Le Cimetière de Diable.

Voilà de la lecture pour quelques mois, avec peut-être même quelques billets à l'arrivée. =)

 

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27 octobre 2014

In nome del popolo italiano - Au nom du peuple italien - Matteo Bacchini

in nome del popolo italianoQuatrième de couverture : Un homme, une femme, en costume de cérémonie. Jeunes époux ? Frère et soeur. Mais pour Giulio et Sara Pecorari, citoyens romains, la fête a fini au poste : les voici face aux forces de l'ordre pour témoigner du fait divers tragique qui a gâché la noce. Ce qu'ils étalent alors devant nous, au fil des flashbacks et des digressions, c'est toute leur philosophie de la vie - violence des préjugés et des rapports humains, mélange de misère et de consommation, cocktail de clichés et d'amalgames, le tout pétri de la «culture» infusée par la télévision commerciale et les slogans publicitaires.
Sous des airs de comédie à l'italienne ou de reality show, Matteo Bacchini dresse au scalpel un portrait-réquisitoire, une mythologie dégradée de notre société. Grotesque, hilarante et saturée, la langue théâtrale est l'arme jubilatoire qui dénonce, au nom du peuple italien, les cancers qui le rongent

Ce que j'en ai pensé : Je ne suis pas vraiment habituée à lire du théâtre, je pense même qu'il s'agit là de ma première pièce lue du début à la fin, ou au moins la première depuis longtemps, ce qui fait que je ne sais pas trop par ou aborder cette critique.

Ce livre tout fin (moins d'une centaine de pages, une sur deux en italien, l'autre en français) se lit très vite. L'histoire, faite de flashbacks et de morceaux choisis d'interrogatoire, ne suit pas un ordre chronologique; on apprend d'abord certaines choses que l'on ne comprend pas et qui ne prendront tout leur sens que plusieurs (dizaines de) pages plus loin.
Ce qui en ressort? Une impression de brouillard, d’incompréhension, de désordre. Et c'est totalement l'effet recherché.
Puis, ce n'est pas la faute qu'au découpage, Giulio et Sara ne se comprennent pas, ils ne s'écoutent pas. Ils se parlent via monologues interposés, pas tant dans la forme que dans le fond. Ils suivent le chemin qu'ils se sont tracé sans accorder un seul regard à l'autre. Ils sont à la fois tout l'un pour l'autre, ils sont même trop proche pour un frère et une sœur, et seuls, égoïstes, nombrilistes. Ils sont intrusifs, surtout l'un, naïf, surtout l'une, bornés et fermés. Ils représentent une couche de la population que l'on préférerait ignorer, ils sont populaire, ils sont le peuple, avec tout ce que cela sous entend de négatif, d'aprioris et d'ignorance  non assumée.
Ils sont irréels d'idiotie, de racisme, de beaufitude. Mais en même temps ils sont si proche de nous, si réaliste. Si terrifiants par cela. Et si on ne connait pas personnellement une Sara ou un Giulio on en a forcément déjà entendu parlé, on en a déjà vu dans la rue, dans les fêtes, chez des amis ou en cauchemars.
Et pas qu'à Rome, oh ça non.
Ils dépeignent avec justesse les incohérences et les défauts de la populace, du peuple d'aujourd'hui. On ne sort pas tout à fait indemne de ce texte, on se surprend à penser "Wow, si c'est comme ça que sont les romains je suis plus trop sur de vouloir retourner à Rome moi... Mais attends deux secondes, la Rome que j'ai vue ne ressemblait en rien à cette description. - En même temps tu la vue avec des yeux de touristes. Et d'enfant. Puis, honnêtement, ce que tu n'aimes pas dans ce texte c'est son adéquation avec ce que tu vois dans ta propre ville, non?"
Pas indemne je vous disais. Mais rien à voir avec la discussion des deux personnages distincts dans ma tête hein, ça c'est la norme.

Si une adaptation se fait un jour de la pièce, une adaptation jouée j'entends, je crois que je prendrais le temps d'aller la voir. Ça me plairait assez.

Si je devais néanmoins emmètre une critique, non pas à l'histoire mais à l'édition, ce serait au sujet de la préface, qui aurait été plus à sa place en post-face, parce qu'elle dévoile un peu trop de l'histoire et la lire avant la pièce est un peu dérangeant à cause de cela.

En tout cas je tiens à remercier Babelio, les Presses Universitaires du Mirail et le collectif La Langue du Bourricot pour m'avoir permis de découvrir ce livre à coté duquel je serais, sans nul doute, passée sans Masse Critique.

Points forts : La justesse dans la représentation d'un peuple malade, égocentrique, terrifiant et terriblement contemporain.
Points faibles : On apprend avant même d'ouvrir le volume qu'il s’agit d'une fratrie et non d'un couple comme c'est pourtant sous entendu du début à la fin (les spectateurs, eux , ne l'apprennent qu'à la fin de la pièce) ce qui nous empêche d''être surpris par la plus grosse révélation de l'histoire.
Nombres de tomes :  1

 

 

02 octobre 2014

J'ai lu quoi en septembre?

Alors, étrangement septembre fut un gros mois et je crois bien que cette fois j'ai respecté mon nombre de pages.

 Voyons ensemble la récap'.

Romans :

Le trône de fer intégrale t2  271p  (p684 à 955)  : Enfin! La critique complète arrive dans le courant du mois mais d'un point de vue général j'ai beaucoup aimé.
Baroque 'n' Roll 120p sur 373 : En cours. On en parle une fois terminé

BD:

Kid Paddle t7 48p : C'est toujours un plaisir de retrouver Kid, Horace et Big Bang. Dans ce tome les poupées de Carole sont prises pour cible, Kid fantasme sur l'hypothètique vie secrète de son père, les garçons tentent encore une fois d'entrer au cinéma pour voir un film gore et le petit barbare s'en prend toujours plein la tronche.
Les psy t8 46p : Tout comme Gaston je crois que les psys sont une des premières BD que j'ai eue dans les mains. Ça va faire 20 ans que je suis en thérapie chez le docteur Médard et je ne suis pas sur d'en voir un jour la fin. Ce qui n'est pas forcément un mal.
Tamara t1 48p : Ce n'est pas le meilleur, aussi bien au niveau dessin que scénario, en même temps c'est le tout premier tome. On fait connaissance avec les quatre protagonistes principaux, Tamara, sa maman, Amandine, Chico, le nouveau compagnon de cette dernière et Yoli, sa fille. Heureusement pour eux (et pour nous) Chico et Yoli vous beaucoup évoluer physiquement entre ce premier album et les suivants. Au niveau des camarades de classe il n'y a que Wagner et Zack qui survivront au temps, bien qu'ils n'aient qu'un rôle très mineur dans ce tome et que Zack n'ait d'ailleurs même pas encore de nom. Mais à part ça il y de bonnes idées et de chouettes gags, il est clair que la série est devenue bien meilleure par la suite mais c'était un premier album très honnête.
Bichon t1 48p : Je pensais que je vous avais parlé ce cette BD que j'ai eue à Noël passé mais on dirait que j'ai oublié, néanmoins le mix est déjà fait (depuis des mois en plus) et c'est vraiment une jolie histoire, donc je lui consacrerais un article d'ici peu, elle le mérite bien.

Manga :

L'arcane de l'aube t5 192p : L'histoire avance bien plus vite que dans les tomes précédents, certains personnages font des révélations surprenantes et on rencontre de nouveaux demi humains aux personnalités qui promettent du beau pour la suite. Une série qui mérite vraiment qu'on s'y attache.
Vampire Knight t14 et 15 384p : Kaname joue de moins en moins franc jeu, perso j'attends juste le moment ou il se fera coincer par la guilde et ou elle le réduira en cendre, Yuki prend enfin un peu les choses en mains, quand à Zero il pourrait aussi bien être mort pour ce que ça changerait à son activité... Je ne sais pas où veut en venir l'auteur mais elle a complètement perdu mon attention, déjà qu'elle n'a jamais été au top. Néanmoins comme il ne reste que deux tomes avant la fin je vais quand même les lire. Sait-on jamais, on assistera peut-être à un miracle?
Black Bulter t16 178p : Encore une série où l'objectif de départ est complètement passé à la trappe. L'histoire de ce tome n'est pas totalement inintéressante mais on est en train de perde l'essence même du titre au profit d'enquêtes où règne le surnaturel, corruptions et mensonges. C'est pas forcément une mauvaise chose mais ce n'est pas non plus mon tome préféré. Il faut dire aussi que depuis la révélation sur l'identité d'Undertaker mon attention s'est beaucoup relâchée quant à cette série.
Le maître des livres t1 192p : Je l'ai acheté pour sa couverture et son titre, sans même lire le résumé (ou à peine), et c'est un vrai coup de coeur! Je prépare une critique plus poussée.
Mon amour à tout jamais 200p : Critique complète là bas.
10 Count t1 192p : Critique complète là bas.
Adekan t 7 192p : A ce tome, étrangement, je lui reprocherais l'exact contraire de ce que je reprochais à Black Butler. la première moitié fait enfin avancer le fil rouge de l'histoire, on n'en apprend plus sur la passé d'Anry et Shiro ainsi que sur leurs capacités extraordinaires, néanmoins je m'y suis presque ennuyée. J'ai carrément préféré la seconde moitié qui reprend le format des premiers tomes, avec une petite enquête empreinte (quelqu'un pour me confirmer qu'empreinte s'écrit bien comme ça dans ce cas de figure?) de fantastique et d'humour. Par contre, à la fin du tome on apprend une chose présumée sur le passé de Shiro, sur la raison de son existence, qui met en lumière certaines zones d'ombres qui restaient en suspend depuis plusieurs tomes et on a là une accroche particulièrement aguichante pour le prochain tome.
Magdala t1 200p : Un titre acheté un peu au pif sur le stand de Point Manga à Retro Mia (je n'achète jamais autant au feeling que quand je peux toucher les livres. Voilà pourquoi j'évite les librairies comme l'ebola.) Et, si ce n'est pas un gros coup de coeur, c'est tout de même une sympathique petite découverte. Il ne se passe pas vraiment grand chose dans ce tome mais les pistes ouvertes sont intrigantes, je me laisserais sûrement tenter par le tome 2.
Une recette secrète t1 192p : Celui ci, je ne vais pas mentir, ce n'est pas moi qui l'ai choisi, n'étant pas très portée yuri au départ. Néanmoins l'histoire est mignonne et on prend plaisir à voir les deux héroïnes comprendre tout doucement les sentiments qu'elles éprouvent l'une pour l'autre tout en s'imaginant, bien sur, qu'ils ne sont pas réciproque.
Les vacances de Jésus et Bouddha t8 174p : On retrouve nos deux saint young men dans un tome toujours instructif et amusant alors qu'ils décident de prendre des vacances et de partir faire de la plongée à l'autre bout du Japon. Mais c'est sans compter sur l'intervention de tout leurs amis divins aux intentions aussi louables que maladroites.

lecture septembre

Pour un total de 2677 pages. Pas mal mais je m'attendais à plus en voyant la pile de mangas de ce mois ci. Enfin, j'ai respecté mon quota, c'est cool, et je repars pour 2000 pages en octobre.