27 décembre 2013

Punk's Not Dead - Anthelme Hauchecorne

punks not deadLa critique d'aujourd'hui concernera un livre que j'ai reçu grâce à un super partenariat (Merci d'ailleurs!). Je l'ai terminé il y a un petit moment maintenant mais j'ai été un peu beaucoup occupée ces derniers temps et donc j'en ai négligé de vous en faire un compte rendu.
Honte sur moi, parce que ce livre est mon coup de cœur de cette fin d'année!

Quatrième de couverture

À quoi l’Apocalypse ressemblerait-elle, contée par un punk zombi ?

Qu’adviendrait-il si le QI des français se trouvait d’un coup démultiplié ? Un grand sursaut ? Une nouvelle Révolution, 1789 version 2.0 ?

Est-il sage pour un mortel de tomber amoureux d’un succube ?

Les gentlemen du futur pourront-ils régler leurs querelles au disrupteur à vapeur, sans manquer aux règles de l’étiquette ?

Comment se protéger des cadences infernales, de la fatigue et du stress au travail, lorsque l’on a le malheur de s’appeler « La Mort », et d’exercer un métier pour laquelle il n’est pas de congés ?

 
Autant de sujets graves, traités entre ces pages avec sérieux.

Ne laissez pas vos neurones s’étioler, offrez une cure de Jouvence à vos zygomatiques. Cessez de résister, accordez-vous une douce violence…

De toute évidence, PUNK’S NOT DEAD a été écrit pour vous.

Ce que j'en ai pensé

Par une écriture mêlant habillement élégance et authenticité Anthelme Hauchecorne nous happe tel un conteur populaire, nous incitant à prendre place sur un tonnelet dans sa ruelle sombre pour écouter les esprits d’antan prendre la parole à travers lui.

Dans ce livre ou se côtoient légendes, surnaturel et fantastique nous faisons connaissances avec des personnages tantôt attachants, tantôt effrayants, jamais parfait et toujours crédibles, qu'ils soient humains ou non.
C'est par une escale dans une Budapest ravagée par le feu que nous commençons notre voyage et que nous rencontrons Eva, une future scorpailleuse qui ne devra bientôt la vie qu'à une surprenante amitié qui n'est pas sans rappeler une dessin animé très connu de Miyzaki même s'il semblerait que ce ne soit pas voulu. Mais cet ami inattendu lui veut-il vraiment du bien ou va t-il la mener à sa perte? La réponse n'est que suggérée à la fin de cette nouvelle qui, heureusement, fait partie des histoires que l’auteur dit vouloir creuser plus en profondeur.
Si je parle en particulier de cette nouvelle même s'il ne s'agit pas de ma préférée c'est précisément parce qu'elle est la toute première du recueil et que dés les premières pages j'ai su que j'allais adorer tout le bouquin et qu'Hauchecorne allait devenir un nom récurant sur mes étagères.

Les univers abordés dans les différentes nouvelles sont très variés et toujours parfaitement maitrisés, on sent qu'il y a un vrai travail de recherche en amont qui apporte une sorte de stabilité, de réalité à l'ensemble. Que ce soit l'après vie d'un punk mort vivant, la dernière aventure sous-marine d'un dragon, la révolution du peuple d'en dessous à laquelle assistent impuissants deux adolescents, l'infernale déchéance d'un groupe d'anges utopistes ou toutes les autres histoires un brin dérangée sorties d'un cerveau plus fertile que la moyenne, toutes ces nouvelles, bien que parfois très sombres sont toujours teintées d'un peu d'humour, bien que souvent noir, distillé à juste dose et qui empêche les récits de tomber dans le mélo et le désespoir.

De plus grâce au backstage de quelques pages après chaque nouvelle on en apprend un peu plus sur l'histoire de la plume même de l’auteur, ce qui nous permet parfois de voir des références qui nous avaient échappées ou bien simplement d'avoir quelques explications supplémentaires.  
Chaque nouvelle est également ponctuée d'une illustration du talentueux Loic Canavaggia.

Donc pour moi c'est officiel, toute bibliothèque devrait, pour pouvoir être considérée comme telle, contenir au moins un livre de cet auteur plus que prometteur. D'ailleurs la mienne vient de faire l'acquisition de son autre recueil de nouvelles grâce au gros barbu de Noël qui a, cette année encore, fait bien attention à mes envies réalistes.

Autre particularité de l'auteur, les bénéfices de ces romans sont toujours reversés à des associations et dans le cas du présent recueil il s'agit de Sea Shepherd. Une autre bonne raison de se laisser tenter.

Points forts : Une écriture très agréable, beaucoup d'humour, des personnages attachants, la possibilité de pouvoir un jour retrouver les personnages dans une histoire plus longue.
Points faibles : Trop méconnu ;)
Nombre de tomes : Un seul.


18 novembre 2013

Un monde idéal où c'est la fin - J.Heska

Un-monde-ideal-où-cest-la-fin-J

Il y a quelques semaines j'ai été contactée par Isabelle, la chargée de communication des éditions Seconde chance, pour me demander si je voulais accueillir chez moi, pour un temps assez bref, un livre voyageur. Bien sur j'ai répondu oui. Mon premier livre voyageur! Vous imaginez?
Il y a 15 jours environs il est arrivé et aujourd'hui, alors que je l'ai terminé il y a très peu de temps, je vous livre enfin ce que j'en ai pensé avant de le laisser reprendre son voyage dés lundi vers de nouvelles aventures.

Quatrième de couverture

Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte !

Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet www.jheska.fr : des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ?

Un livre parfait pour un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage !

Ce que j'en ai pensé

A priori l'idée d'un livre renfermant 100 nouvelles partant d'une même idée (la fin du monde) mais traitée de 100 façons différentes me séduisait assez. Dans la pratique en revanche je dois admettre avoir été assez frustrée par ces trop courtes histoires.
Beaucoup d'idées sont vraiment bonnes et auraient mérité d'être d'avantage approfondies au lieu de n'être que survolées en si peu de lignes comme ce fut le cas. La plupart des nouvelles font juste un peu plus d'une page, parfois moins et jamais plus de deux. Je trouve ça trop court, surtout quand la nouvelle commence bien (je pense à "un monde idéal ou la chaine du froid doit être conservée", "ou la mort n'est que le commencement", "ou l’immortalité est accessible à tous", "où l'avenir est préservé" et d'autres encore mais dont j'ai oublié les titres parce qu'ils sont tous aussi longs que ces derniers). Chaque nouvelle que l'on lit contribue à l'effacement des premières de notre mémoire et je trouve ça dommage car au final je serais bien en peine de citer ne serait ce que la moitié des histoires alors que je les ai lues en très peu de jours.
J'aurais aimé en savoir plus au sujet de certains personnages, j'aurais aimé connaitre leurs avenirs, savoir s'ils arriveront à accomplir leur objectifs et comment ils se seraient sortit des situations cauchemardesques dans lesquels l'auteur les a laissé.

Malgré tout la lecture n'est pas désagréable, le format est même idéal pour les personnes qui n'ont pas le temps de lire trop de pages d'un coup et l'une des histoires est effectivement présente plusieurs fois au court du récit sous la forme de quatre ou cinq nouvelles se déroulant à quelques mois, voire quelques années de décalage. C'est toujours ça, on saura au moins ce qu'est devenu Matthew.

Enfin, je terminerais en  disant que mon coté optimiste et utopiste aime les fins qui se terminent bien, il aime vraiment ça (même si je suis une fan inconditionnelle de Stephen King, surtout de ses anciens romans, ceux où ça finissait mal pour presque tout le monde), et encore plus quand tout semble très mal partit pour que ce soit le cas. Alors forcément avec un livre qui s'appelle "Un monde idéal où c'est la fin"... Je pense qu'il était prévu dés le départ que j'en sortirais un peu frustrée.

Enfin, je remercie très chaleureusement les éditions Seconde chance (page FB ici) qui m'ont permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas et ce même si mon blog n'en est qu'à ses balbutiements! Je me dis qu'il est même possible que je me laisse tenter par un des romans complet de l'auteur quand ma pile à lire (d'urgence) se sera un peu résorbée, histoire de ne pas rester sur une impression mi figue mi raisin.

Points forts : De nombreux points de vues pour de nombreuses histoires. Certains textes font réfléchir, d'autres amusent ou offusquent, rare sont ceux qui laissent totalement indifférents. La satisfaction de savoir qu'on aura pas à se farcir trop longtemps un nouveau venu quand il ne nous plait pas.
Points faibles : Les histoires se lisent trop vite. Elles n'ont aucun liens les unes par rapport aux autres. La frustration de savoir qu'on n'en saura pas plus même sur les personnages qui nous ont émus/touchés.
Nombre de tomes : Un seul.

08 novembre 2013

World War Z la guerre des Zombies (Intégrale) - Max Brooks

World War Z Brooks

Au début des grandes vacances je vous avais dis sur la page Facebook du blog que je faisais partie des gagnants de l'appel à lecteurs de MyBOOX pour l’intégrale Max Brooks. Vous savez, World War Z, Le guide de survie en territoire Zombie, tout ça. Et vers fin aout, début septembre j'ai enfin eu le précieux livre entre les mains.
Je l'ai dévoré moins vite que je ne l'aurais souhaité, moins vite qu'un zombie n'aurait dévoré un humain en tout cas, par manque de temps et non d’intérêt, mais ça y est! Je suis enfin en mesure de vous en faire un rapport!
Alors c'est partit.

Quatrième de couverture

World War Z La guerre des zombies a eu lieu, manquant d’éradiquer l’humanité. Le narrateur, en mission pour l’ONU, a parcouru le monde pour rencontrer, dans des cités en ruine et dans les territoires les plus inhospitaliers de la planète, les survivants de ces années apocalyptiques.

Closure, Limited et autres histoires de zombies Quatre nouvelles inédites en France, précédées d’une introduction de Max Brooks : « Closure, Limited, une histoire de World War Z », « Steve et Fred », « Le Carnaval de l’extinction », « La Grande Muraille : une histoire de la guerre des zombies ».

Le Guide de survie en territoire zombie Ne prenez pas à la légère votre bien le plus précieux : votre vie. Proposant des exemples précis et des astuces reconnues par des experts de renommée internationale, ce guide contient toutes les clés pour survivre aux hordes de morts-vivants.

Ce que j'en ai pensé

Si vous avez vu le film tiré du bouquin, que vous l'avez aimé et que vous avez envie de le retrouver dans ce livre... Oubliez cette idée immédiatement! Le film est divertissant mais quand même régulièrement grotesque. Et surtout, même si le livre se compose de ce qu'on pourrait qualifier de petites nouvelles traitant toutes de la guerre zombie mais vue par des dizaines et des dizaines de protagonistes différents, en fait le personnage de Brad Pitt s’avère n'être aucun d'eux. Ce n'était pourtant pas le choix qui manquait!

Définitivement le livre est plus passionnant et complet que le film, ça il n'y a pas photo. On démarre avec le rapport d'un officier de l'ONU qui a pour travail de réunir les témoignages de plusieurs survivants, certains ayant joués un rôle primordial dans la guerre désormais terminée contre l'envahisseur dévoreur, d'autres étant d'avantages des troufions presque de base, des hommes et des femmes ayant combattus comme tant d'autres mais ayant eu plus de chance que les nombreux morts qu'à fait cette guerre sans précédant.
Toutes les nouvelles sont écrites sous la forme d'interview/reportage où le narrateur se contente de poser une ou deux questions et d'écouter, tout comme nous, les réponses qui sont formulées par les survivants, leurs anecdotes, leurs regrets, leurs secrets jusqu'à lors cachés.

A travers toutes ces petites histoires, classées chronologiquement, nous apprenons quels ont été les premiers cas référencés, ce que les dirigeants ont fait, ou on contraire n'ont pas fait, dans un premier temps, pour endiguer l’épidémie, pour la cacher au peuple. On voyage dans le monde entier, des bidons villes africains aux zones libres du Groenland, des pays émergents à ceux qui se sont effondrés, des iles surpeuplées  aux villes désertées, de la station spatiale internationale aux sous marins chinois... On découvre comment l'armée à fait pour tenir tête aux marcheurs, comment les civils ont survécus dans des forteresses en état de siège permanent, comment les hommes et les femmes de ce nouveaux mondes en ruines ont fait pour garder un semblant de santé mentale durant cette guerre unique en son genre.

J'ai aimé que dans ce livre, contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d'histoires de zombies, l'armée et le gouvernement ne soient pas totalement dépassés dés les premiers instants. C'est vrai quoi, dans ce genre d'histoires le plus incroyable n'est finalement pas que les morts se réveillent pour nous mâchouiller les intestins après les avoir violemment arrachés à nos entrailles fumantes, mais bien qu'un pecnot sortit d'on ne sait ou ne se révèle être l'égal de Dieu en version zombie killer, alors que les hommes armés et entrainés de toutes les armées du monde, les vraies machines à tuer de notre temps, se font bouffer plus rapidement les uns que les autres. J'ai aimé aussi l'analyse à peine cachée sur notre civilisation moderne et décadente. Les comparaisons faites dans "Le carnaval de l'extinction", l'une des nouvelles de la seconde partie, "Closure, limited et autres histoires de zombies" et qui passeront à coup sur au dessus d'une partie du lectorat (une assez petite partie j'ose espérer), si elles ne sont pas franchement innovantes on au moins le mérite d'être amenée avec brio et justesse dans une nouvelle qui détonne par la nature de son conteur en comparaison aux autres (je ne peux vous en dire plus sous peine de vous spoiler méchamment).
Une autre des choses que j'ai aimée est l'absence d'un (super) héros qui vient et sauve tout le monde et qui devient éventuellement un martyre en mourant comme un con dans les dernières pages, le tout bien sur alors qu'il était au départ un parfait bad-boy ou un agent fédéral de 35 ans à la retraite. Non, ici nous avons des héros à échelle humaine, des lâches et des chanceux aussi, des hommes tout simplement, ce qui rend le récit humain et totalement crédible (même avec des zombies partout, oui oui.).

Alors, est ce que je recommande ce livre? Bien sur que oui! Aux geeks, parce que ce bouquins leur est un peu destinés bien sur, mais pas que. A tous ceux qui à un moment à la lecture de cet article se sont dit "tiens ça à pas l'air mal en fait". A ceux qui s’intéresse aux zombies, à la guerre, à la survie, aux histoires extraordinaires, mais surtout aux histoires bien racontées et à ceux qui ont envie de s'essayer à un style de narration assez peu utilisé.

Points forts : Une histoire prenante. Les avantages d'une histoires avec beaucoup de personnages (donc de nombreux points de vues) mais sans les inconvénients vu qu'on ne revient jamais sur un personnage passé (enfin sauf une ou deux exceptions mais c'est d'avantages pour parler de cette personne ou de ses accomplissements que pour la remettre au premier plan).
Points faibles : Certaines parties, et pas forcément celles auxquelles on pourrait penser de prime abord, sont vraiment surréaliste. Là on se dit juste "Toi tu crois trop en la bonté/la sagesse de certaines personnes..."
Nombre de tomes : Recueil comprenant 3 livres différents ainsi qu'une poignée de nouvelles inédites (4).

24 avril 2013

Plastic Jesus - Poppy Z. Brite

plastic-jesus_couvJe reprends un peu ce blog en main. C'est que j'en ai lu des trucs depuis la dernière critique (surtout des mangas en fait) et il vaudrait mieux que j'en fasse rapidement des articles avant de les oublier un peu trop.

Donc je reprends avec mon dernier roman en date : Plastic Jesus de Poppy Z Brite

Quatrième de couverture

"J'ai toujours été convaincue que le monde aurait été meilleur si John et Paul avaient été amants. Bon, je sais qu'ils n'étaient pas gays. C'est un rêve. Je sais qu'il y a beaucoup de dingues des Beatles et que, parmi eux, il y en aura un pourcentage que ça va beaucoup énerver. Je n'y peux rien." Poppy Z. Brite

Imaginez l'histoire qui eût été, si les deux leaders du groupe le plus fameux de tous les temps avaient consacré leur amour, non à leurs fans ou à leurs maîtresses, mais à eu mêmes... Poppy Z. Brite a toujours entraîné ses lecteurs là où ils n'auraient jamais cru aller. Dans Plastic Jesus elle démontre encore une fois que braver toutes les conventions est l'expérience la plus riche qui soit.

Ce que j'en ai pensé

Ce bouquin je le voulais depuis longtemps déjà, super longtemps, mais il était épuisé partout et souvent vendu (trop) cher en occase, ce qui fait que j'ai attendu jusqu'à il y a 2 ou 3 semaines pour enfin l’avoir entre les mains après l'avoir trouvé à un prix correct chez un vendeur Amazon.
Peut être est-ce cette longue attente qui m'en a fait vouloir plus que ce que ce livre ne pouvait donner, je ne sais pas. Mais quoi qu'il en soit je lai trouvé largement en dessous des autres romans de l’auteure que j'ai eu l'occasion de lire (Cadavre exquis, Sang d'encre, Âmes perdues, pour ne citer qu'eux).
Déjà il faut savoir que je suis née pas loin de 20 ans après la grande époque des Beatles et que par conséquent je n'ai jamais été une grande fan ni ne me suis sentie plus concernée plus que ça par leur histoire, c'est peut être pour ça que je n'ai pas accroché, et peut être qu'au fond cette histoire n'était pas faite pour moi, qu'elle s'adressait plus à des fans gardant la même frustration que Poppy.

Enfin, l'histoire, comme vous l'avez compris, raconte la montée sensationnelle d'un groupe de quatre jeunes types (Les Beatles donc, même si les noms des personnages sont différents il s'agit bel et bien d'eux) qui voient le succès  leur sourire et dont deux d'entre eux finiront par partager plus que leur passion de la musique. Grâce à cela, et surtout grâce à leur popularité, ils changeront un peu le monde, ouvriront les esprits et aiderons à leur façon la cause homo, en pleine révolution à l'époque.

Bon alors, bien sur on sait tous comment ça fini, d'ailleurs c'est même par cet événement que le roman (ou la nouvelle? parce que c'est quand même vachement court) commence, la mort de Seth (enfin John, mais dans l'histoire il est devenu Seth, vous suivez toujours hein?). Ça non plus je n'ai pas vraiment aimé. Au départ en tout cas, après on s'y fait, mais l'histoire est tout de même trop vite racontée que pour qu'on ai le temps d'oublier la mort prématurée de l'un des deux protagonistes et pour en venir à espérer une fin différente de celle que l'ont va pourtant trouver inéluctablement vu qu'on l'a déjà lue. Je ne sais pas si ça vous a déjà fait ça à vous quand vous lisez? A moi bien.
Ici le sujet semble tout juste survolé, on s'attache à peine aux personnages et on ne ressent même pas l'attachement passionné qu'ils sont censé avoir l'un pour l'autre
Finalement j'ai plus eu l'impression de lire une fanfict qu'une histoire à la Brite. C'est dommage, c'est la première fois que je suis déçue par cette auteure qui a pourtant su se hisser dans mon palmarès après la lecture d'un seul de ses romans.

Au niveau des "bonus" on trouve, disséminés au fils des pages, quelques dessins représentant l'action en court fait par Poppy elle même. On ne peut pas dire qu'ils soient mémorable mais je suis sur qu'en couleur ils devraient avoir de la gueule. A la fin il y a aussi une quinzaine de page d’interview tirée d'un autre livre, Coupable, qui est une sorte de recueil d'essais, chronique, etc, concernant l'auteure. Comme je possède aussi ce recueil et que j'ai bien l'intention de le lire un jour j'ai fait l'impasse sur ce bonus, je ne peux donc pas vous en dire beaucoup plus.

Donc en définitive je ne conseille vraiment pas de commencer à lire du Z Brite avec ce livre, il n'est  pas à la hauteur de ses autres titres (dont j'essaierais de faire une critique élogieuse un de ces jours). On ne peut pas dire qu'il soit mauvais non plus, mais vu la difficulté pour se le procurer à un prix correct je voit difficilement comment ne pas être au moins un peu déçu. (Plus encore si on l'a acquit à prix d'or).

Point fort : Se lit vite
Points faibles : Le manque de détail, d'attachement au personnages. L'impression de lire une fanfict.
Nombre de tome : 1

 

17 février 2013

La Dernière Guerre tome 1 - 49 jours - Fabrice Colin

49 jours Fabrice Colin49 jours. Ce livre on me l'a offert pour Noël, je l'avais ajouté à ma liste à cause du résumé, sans avoir lu la moindre critique à son sujet avant.
Et si j'ai tant tardé à le commencer c'est uniquement parce que j'ai tardé à terminer celui que je trainais depuis avant le réveillon.

Alors, qu'en dire?  Tout d'abord voici le résumé qui m'avait tant accroché :
« Je m appelle Floryan ; j ai 17 ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s étendait à perte de vue. Un être de lumière m a accueilli, un Elohim , m a-t-il dit. Il m a proposé deux solutions : je le suivais soit dans le Royaume un paradis, selon lui, mais que je n étais pas autorisé à voir avant de m y rendre , soit dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j ignore tout du Royaume, et j ai 49 jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c est que ce choix n engage pas que moi... »

Et puis mon avis, à chaud, à très chaud même, puisque j'ai refermé le livre il y a moins d'une demi heure.
Tout d'abord, et contrairement à certains bouquins, on se retrouve directement dans l'action. Un rapide prologue nous en apprend plus sur les circonstances de la mort de Floryan. S'il avait été plus long il y aurait eu un risque pour que je décroche, de peur d'avoir affaire à un pur roman pour ado. Car, et oui, Floryan de son vivant n'était pas vraiment le genre de personnage dont j'aurais aimé suivre les aventures.
Oui mais justement, (et heureusement?) Floryan est mort! Et sa mort se révèle très vite passionnante. Les chapitres se lisent vite, l'action avance sans se presser mais sans se trainer non plus. La première moitié du roman se lit facilement, on découvre Landerost, le Nihil, l'ichor et ses dérivés. On sent qu'il se trame des choses pas nettes et on apprécie le coté rebelle de Floryan, même si on regrette aussi qu'il ne le soit pas encore plus par moment.
On rencontre de nouveaux personnages, Scarlett, Thaleane, Stark, Heng et les autres. On se dit qu'un adulte comprendrait qu'ils ont un secret, qu'ils ne sont pas tout à fait honnête, sauf que notre héros n'a que 17 ans ne l’oublions pas, ils est encore un peu naïf, il hésite.
Et au fond il a peut être raison.

Puis vers la moitié de l'histoire, tout se précipite, Floryan désobéit une fois de plus et les événements s'enchainent. On se retrouve partagé entre deux mondes, deux réalités, et on veut les voir avancer toutes les deux. Ce qu'elles font d'ailleurs. A partir de ce moment là on est prit au piège et il devient vraiment très difficile de reposer son livre.

D'ailleurs quand les dernières pages se profilent on ne peut que le regretter. Un second tome est prévu bien sur mais aucune date de publication n'est encore avancée.
Et puis honnêtement j'avais un peu peur que les dernières pages ne se déroulent exactement comme elles l'ont fait. J’appréhende un peu le tome 2 maintenant. J'aurais préféré être réellement surprise par la fin, qu'elle ouvre une porte toute différente de celle à laquelle j'avais pensé, ou tout au moins qu'elle en choisisse une autre parmi celles que mon esprit avait façonnées.

Alors oui j’achèterais probablement le tome 2 dés sa sortie, parce que l'histoire est tout de même très prenante et que j’espère qu'il sera à la hauteur du premier, mais avec malgré tout une petite pointe d'appréhension à cause de la direction prise qui n'est pas celle que j'avais espéré.

Point fort : Aucun temps mort ou presque - Écriture agréable - Histoire originale
Point faible : La fin (mais qui pourrait se transformer en point fort dans le tome 2, allez savoir)
Série prévue en deux tomes